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Voyage au Vatican : Alix Didier Fils-Aimé, entre diplomatie spirituelle et urgence nationale

  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture


Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a quitté Port-au-Prince, ce mercredi 6 mai 2026,à destination de Rome, Italie, où il répond à une invitation officielle du Vatican. Un déplacement effectué dans un contexte où la crise sécuritaire et institutionnelle continue de fragiliser profondément le pays. 

Selon plusieurs sources concordantes, ce voyage s’inscrit dans une démarche diplomatique visant à renforcer les liens entre Haïti et le Saint-Siège. Au programme : participation à une messe dédiée à la paix en Haïti et échanges avec des responsables de l’Église catholique, dans l’espoir de mobiliser un appui moral et international en faveur du pays.

Mais à Port-au-Prince, la réalité impose un contraste saisissant. Tandis que le chef du gouvernement a fait le  déplacement, l’insécurité continue de dicter le quotidien de milliers de citoyens. Attaques armées, territoires perdus, institutions fragilisées : la situation exige des réponses urgentes. Dans ce contexte, certains s’interrogent sur la pertinence d’un tel voyage à l’étranger.

Pourtant, le choix du Vatican n’est pas anodin. Depuis le Concordat de 1860, les relations entre Haïti et le Saint-Siège s’inscrivent dans une longue tradition diplomatique. L’Église catholique, au-delà de sa mission spirituelle, a souvent joué un rôle d’influence dans les processus sociaux et politiques du pays. En sollicitant son écoute, le gouvernement haïtien semble chercher à inscrire la crise actuelle dans une dimension plus universelle, celle de la paix, de la solidarité et de la conscience morale.


Ce voyage au Vatican pourrait offrir une tribune diplomatique précieuse. Mais il rappelle aussi, en creux, l’urgence d’actions concrètes sur le terrain national.





 
 
 

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