
Politique : Jean-Michel Lapin ou l’éveil d’un haïtianisme identitaire et digne
- Radio Voix des archanges

- 18 janv.
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Ce texte de l'ancien Premier ministre Jean-Michel Lapin explique tout dans un contexte national marqué par l’incertitude, la fragmentation sociale et la perte progressive de repères collectifs.
La réflexion proposée par Jean-Michel Lapin dans sa série "Nouvelle Orientation" résonne comme un appel lucide et nécessaire. À travers son texte, l’auteur invite à un sursaut de conscience autour d’une notion trop souvent négligée : l’haïtianisme identitaire et digne.
Jean-Michel Lapin ne se contente pas d’un discours incantatoire. Il pose un regard critique sur l’état de la société haïtienne et interpelle directement les consciences. Pour lui, l’haïtianisme ne saurait être réduit à un folklore ou à un attachement émotionnel vidé de sens. Il s’agit d’une construction profonde, enracinée dans l’histoire, la culture et la mémoire d’un peuple qui a conquis sa liberté au prix du sang et du sacrifice.
Dans son texte, l’auteur rappelle que l’identité haïtienne est née d’un acte fondateur de dignité. La Révolution de 1804 n’a pas seulement donné naissance à un État, elle a forgé une vision du monde, une affirmation radicale de l’humain face à l’oppression. Or, constate Jean-Michel Lapin, cette dignité historique est aujourd’hui mise à mal par la banalisation de l’indifférence, de la corruption et du renoncement collectif.
L’un des mérites du texte de Jean-Michel Lapin est de lier intimement identité et responsabilité. Réveiller l’haïtianisme identitaire, écrit-il en filigrane, implique un effort individuel et collectif. Cela commence par le respect de soi, de la langue, des valeurs culturelles, mais s’étend à la gestion des affaires publiques, à l’éthique politique et au comportement citoyen. La dignité n’est pas un héritage automatique ; elle se cultive et se défend.
À travers cette prise de parole, Jean-Michel Lapin interpelle également les élites. Il les appelle à rompre avec les pratiques qui dénaturent la mission de service public et à renouer avec une vision nationale fondée sur la cohérence, la probité et l’engagement réel. Pour l’auteur, aucun projet de redressement n’est viable sans un ancrage solide dans l’identité haïtienne assumée et respectée.
Le texte de Jean-Michel Lapin se distingue enfin par son ton d’espérance exigeante. Loin du fatalisme, il affirme qu'Haïti n’est pas condamnée. Mais le salut ne viendra ni de l’extérieur ni de discours creux. Il passera par un réveil intérieur, une réappropriation consciente de ce que signifie être Haïtien aujourd’hui.
En mettant des mots sur cette urgence morale et identitaire, Jean-Michel Lapin signe un texte qui dépasse la simple analyse. Il propose une boussole. Une invitation à se tenir debout, à refuser l’indignité et à reconstruire Haïti à partir de sa substance la plus noble : une identité assumée, digne et responsable.




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