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Politique : Jean Michel Lapin dresse un bilan critique de la gouvernance de la transition

il y a 1 jour
2 min de lecture

Dans une prise de position intitulée « L’Héritage de la Transition », l'ancien PM Jean Michel Lapin établit un lien entre les blocages politiques amorcés en 2019 et les difficultés actuelles du pays, tout en appelant à un renforcement de la gouvernance et à l’organisation d’élections en 2027.


Dans son analyse, Jean Michel Lapin revient sur l’émergence de ce qu’il qualifie de « soi-disant opposition institutionnelle » en 2019. Il reproche à certains sénateurs et leaders politiques d’avoir contribué à la paralysie des institutions, notamment du Sénat de la République, jusqu’en janvier 2020. Il présente également cette opposition comme un acteur majeur du mouvement « peyi lòk » et de la déstabilisation politique ayant précédé l’assassinat du président Jovenel Moïse, en juillet 2021.


Jean Michel Lapin estime que cette période de transition a contribué à l’aggravation de la crise multidimensionnelle que traverse Haïti. Il énumère dix conséquences qu’il attribue à cette gouvernance, notamment :

La montée de l’insécurité et la dégradation de l’État de droit ; La détérioration de la situation économique et l’affaiblissement de l’autorité de l’État ;La dégradation de la gouvernance publique et des systèmes éducatif, sanitaire et judiciaire ; Le renforcement des inégalités sociales, de la corruption et de l’impunité ; La contraction de l’aide extérieure et l’augmentation de la migration vers l’étranger ;

L’incapacité des autorités exécutives à garantir la protection des vies et des biens.


L’ancien Premier ministre évoque également le décret du 17 décembre 2025 relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Haute Cour de justice, qu’il inscrit dans sa critique de la situation en matière d’impunité et de corruption.


Face à ce qu’il considère comme un lourd bilan, Jean Michel Lapin appelle à un changement de cap dans la conduite des affaires publiques. Il préconise, d’une part, le renforcement de la gouvernance à travers un exécutif bicéphale et, d’autre part, l’organisation de nouvelles élections.


Il propose notamment la tenue de l’élection présidentielle le 7 février 2027, suivie des élections législatives et municipales à partir du mois d’octobre de la même année.Pour l’ancien chef du gouvernement, ces échéances devraient s’inscrire dans une dynamique de redressement national, alors que les conséquences de la crise politique et institutionnelle continuent, selon lui, d’hypothéquer l’avenir des différentes catégories de la population, particulièrement les enfants, les jeunes universitaires et les personnes âgées.


En conclusion de sa prise de position, Jean Michel Lapin lance un appel à l’engagement collectif en faveur du pays : " Soyons enfin utiles au redressement de la patrie commune". Son intervention remet ainsi au centre du débat la question de la responsabilité des acteurs politiques dans la crise haïtienne, ainsi que celle des conditions nécessaires au rétablissement des institutions et à l’organisation du processus électoral.









 
 
 

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