
L’OIDG presse le gouvernement d’agir sur le dossier électoral et alerte sur la dégradation du climat sécuritaire
- il y a 6 jours
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L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) appelle les autorités haïtiennes à accélérer le pas sur le dossier électoral, après la transmission au gouvernement, le 28 avril 2026, d’une version révisée du budget des élections par le Conseil électoral provisoire (CEP). Cette nouvelle proposition fait suite au rejet ferme par le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, du premier budget estimé à 250 millions de dollars américains, qu’il avait qualifié d’« inacceptable et absurde ».
Pour l’OIDG, si la demande de révision formulée par le gouvernement peut se justifier dans une logique de rationalisation des dépenses publiques, les lenteurs observées dans les échanges entre le CEP et l’exécutif, traduisent un manque de coordination préoccupant. L’Observatoire estime que ces hésitations institutionnelles prolongent inutilement une transition déjà trop longue, alors que la population attend avec impatience le rétablissement de l’ordre constitutionnel par la voie des urnes.
Dans cette perspective, l’organisation invite le gouvernement à se prononcer rapidement sur le budget révisé et à publier sans délai, le décret électoral, étape indispensable à la finalisation du calendrier devant conduire aux prochaines consultations nationales.
Au-delà de la question électorale, l’OIDG attire l’attention sur la fragilité croissante du climat socioéconomique, aggravée par l’insécurité persistante. Plusieurs grandes entreprises opérant dans le nord de la capitale seraient directement menacées, faisant planer le risque de fermetures, de licenciements massifs et d’un approfondissement de la crise de l’emploi dans un pays déjà confronté à un chômage structurel élevé.
L’Observatoire exprime également ses préoccupations face aux tensions enregistrées au Cap-Haïtien, où des mouvements de mobilisation dans plusieurs quartiers, notamment à l’entrée sud de la ville, suscitent des inquiétudes quant à une éventuelle perturbation des activités économiques et aéroportuaires de la deuxième ville du pays.
Enfin, l’OIDG appelle l’État haïtien à prendre des mesures concrètes et immédiates pour restaurer la sécurité, notamment en vue de garantir la réouverture effective de l’aéroport international Toussaint Louverture, infrastructure stratégique dont la paralysie continue de peser lourdement sur la mobilité, l’économie et l’image du pays.
Par cette note de conjoncture signée par son président Ambroise Guillaume, l’OIDG rappelle que le temps politique, économique et social d’Haïti,ne peut plus être sacrifié à l’indécision.
RVAinfo






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