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Haïti-Politique : "L’heure est proche", signale Jean Michel Lapin, ancien Premier ministre

  • Photo du rédacteur: Radio Voix des archanges
    Radio Voix des archanges
  • 24 nov. 2025
  • 2 min de lecture

À moins de 15 mois de la date butoir du 7 février 2026, l’alerte se fait de plus en plus pressante : la mission du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) semble s’acheminer vers une impasse. L’heure est proche est le titre de la note de l'ancien Premier ministre Jean Michel LAPIN, publié ce week end dont Radio Voix des Archanges a reçu copie. Le signataire de cette note fait remarquer que l'heure est proche, n’a rien d’eschatologique, mais traduit plutôt la perception croissante d’un échec imminent du dispositif transitoire et du gouvernement chargé de conduire le pays vers la normalisation institutionnelle.

Selon la Constitution et la pratique institutionnelle, l’exécutif haïtien fonctionne comme un ensemble cohérent comprenant :une Présidence détentrice des orientations politiques ; et une Primature chargée de la mise en œuvre des politiques publiques pour le bien commun.

Il explique que l’article 156 de la Constitution dit clairement: que le Premier Ministre conduit la politique de la Nation.

Dès lors, l'incapacité du CPT à impulser un cap clair ne peut être dissociée du leadership exercé ou non par la Primature. Le diagnostic posé par plusieurs observateurs converge : l’inaction prolongée du gouvernement a considérablement affaibli la crédibilité de l’Exécutif.

Jean Michel LAPIN dit que le constat s’impose progressivement dans l’opinion publique comme parmi les corps intermédiaires : le modèle actuel de transition a atteint ses limites. Sa reconduction pure et simple jusqu’en février 2026 apparaît désormais irréaliste. Face à cela, de nombreuses institutions , associations professionnelles, chambres de commerce, bâtonnats, organisations de défense des droits humains, diaspora, églises, syndicats et fraternités intellectuelles appellent, dit-il, à la construction d’un accord socio-politique élargi, incluant aussi bien les signataires que les non-signataires de l’Accord du 3 avril 2024.Cette dynamique visera la mise sur pied d’un nouveau format exécutif bicéphale, reposant sur un Président provisoire et un Premier ministre doté d’une solide expérience en gestion publique.

Il propose que cette configuration s’applique avant ou après le 7 février 2026, en cohérence avec la résolution des Nations Unies du 30 septembre dernier.

L’ancien Premier ministre Jean Michel Lapin résume ainsi l’urgence du moment en affirmant que lorsque la politique n’arrive pas à répondre à ses responsabilités de gouvernants, il revient ipso facto aux forces vives de la Nation de redresser la barre. 

Ce rappel citoyen, traduit la nécessité de sortir de l’immobilisme pour éviter que la transition ne débouche sur un nouvel effondrement institutionnel.

Un enjeu capital : réussir la sortie de transition en 2027

La priorité serait donc d’organiser une transition réellement opérationnelle, capable de produire : une sécurité minimale, un redémarrage institutionnel,

un climat propice à la tenue d’élections crédibles.

 
 
 

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