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Haïti-Politique : Comprendre l’urgence : pour une sortie digne de la transition

  • Photo du rédacteur: Radio Voix des archanges
    Radio Voix des archanges
  • 3 janv.
  • 2 min de lecture

Depuis plusieurs mois, le débat public en Haïti se cristallise autour d’une échéance capitale : le 7 février 2026, date prévue pour la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), selon les décrets fondateurs des 12 avril et 27 mai 2024. Cette échéance, loin d’être une simple formalité, incarne une impasse politique dont les conséquences sont déjà lourdes pour la nation.

Malgré les attentes populaires et les engagements initiaux, notamment l’organisation des élections générales avant fin 2025, le bilan du CPT s’avère préoccupant. L’absence de consensus au sein de la classe politique, combinée à une dépendance persistante vis-à-vis de la communauté internationale, empêche l’émergence d’une formule de remplacement crédible et souveraine.

Aujourd’hui, les enjeux dépassent les querelles partisanes. Ils touchent à la survie même de l’État haïtien, à la restauration de son autorité, à la sécurité de ses citoyens, et à la dignité de ses institutions. La population, prise en étau entre la peur, la faim et le désespoir, attend des réponses concrètes, pas des manœuvres dilatoires.

Face à cette urgence, l’appel est lancé à toutes les forces vives de la nation : société civile, ordres professionnels, organisations religieuses, acteurs économiques et politiques. Il est temps de s’unir autour d’un projet de redressement porté par des femmes et des hommes d’expérience, animés par un profond attachement à la Nation et au bien commun.

Ce projet exige un exécutif bicéphale, composé d’un Président provisoire inspirant confiance et équilibre, et d’un Premier ministre doté d’un leadership affirmé en matière de gestion publique. Ensemble, ils devront s’engager dans :Le rétablissement de l’autorité de l’État  

- La redynamisation des institutions publiques  

- Le renforcement des structures de sécurité  

- La promotion de la bonne gouvernance  

- La réforme constitutionnelle et le redressement économique  

- La modernisation de la diplomatie et la réorientation de la coopération internationale  

- La consolidation de l’État de droit et la relance du pouvoir judiciaire  

- Le renforcement des actions de l’ONI et du CEP. Ces chantiers sont indispensables pour clore, au plus tard le 7 février 2027, cette interminable transition politique qui mine l’avenir de notre Patrie commune.


Jean Michel LAPIN

Ex- Premier ministre

 
 
 

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