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Décret électoral : Des chefs d'organisations politiques et sociales dénoncent un processus non inclusif

  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

Une vingtaine de responsables politiques et représentants d'organisations sociales ont signé un communiqué contestant les affirmations du gouvernement concernant les consultations menées autour du décret électoral du 2 juin 2026. Les signataires affirment n'avoir jamais été invités à participer aux discussions présentées comme des séances de travail réunissant le Gouvernement, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) et les forces politiques.

Dans cette mise au point, les organisations disent avoir appris avec « étonnement » les déclarations de l'exécutif selon lesquelles plusieurs rencontres auraient permis un examen approfondi du décret électoral. Elles soutiennent qu'à aucun moment elles n'ont été conviées à formuler des observations ou à prendre part à un véritable processus de concertation.

Selon les signataires, les rencontres évoquées par le gouvernement auraient uniquement concerné un groupe restreint de formations politiques proches du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ils estiment que ces échanges, organisés en cercle fermé, ne sauraient être assimilés à une consultation nationale ni refléter la position de l'ensemble des forces politiques et sociales du pays.

Le communiqué souligne que cette coalition favorable au pouvoir ne représente pas les plus de 200 partis politiques et organisations sociales qui continuent d'exprimer leurs préoccupations face au manque d'inclusivité du processus électoral, à l'absence de garanties de transparence et à la détérioration constante des conditions de vie de la population.


Les signataires estiment également que cette situation risque d'induire en erreur tant l'opinion publique nationale que les partenaires internationaux, particulièrement à la veille de la 51e Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la CARICOM, prévue à Sainte-Lucie, du 5 au 8 juillet 2026.

Ils concluent que la conduite actuelle du processus électoral renforce les doutes sur la crédibilité des prochaines élections, alors que le pays demeure confronté à une grave crise sécuritaire, économique et humanitaire.


Parmi les principaux signataires figurent notamment Claude Joseph (EDE), Édouard Wadner (RDNP), Marcel Lumérant (KID), Jean Michel Lapin (Nouvelle Orientation), André Michel (SDP), Kenold Mathieu (Veye Yo), Francenet Denius (Debout Citoyen), Marie Denise Claude, Walson Sanon, Pierre Ricard, Bien-Aimé A. Rodon, Phélito Doran, Esaïe Beauchard, Wuilson Joseph, Andy Marcellus, Azolin Dory, Gina Placide, Stanley Mésalier et Isac Helien.

 
 
 

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